Journée d'études «Francophonies numériques : variétés, discours, contacts »

Par Nicole Denayrolles, 18 février, 2026
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27 mars 2026 - Université de Montpellier Paul-Valéry (site St. Charles 2)

 


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Organisée par le Laboratoire Ligérien de Linguistique, Université d’Orléans 
LLL
et par le Laboratoire Praxiling de l'Université de Montpellier Paul-Valéry,
praxiling

Cette journée d'études vise à favoriser les échanges scientifiques, renforcer les réseaux entre les chercheurs et les institutions impliqués, sensibiliser un public plus large à la variation et à la vitalité du français dans le monde et encourager les échanges à ce sujet au-delà de la communauté scientifique. 

La Journée d’études, adressée aux chercheurs, jeunes chercheurs et doctorants en Sciences du Langage, se propose d’ouvrir un espace de discussion autour de la présence et de la (re)présentation sur Internet des francophonies non-hexagonales. Selon les dernières statistiques de l’Observatoire de la langue française, le plus grand nombre de francophones se trouve actuellement non pas en Europe (avec un pourcentage de 31,3 %), mais dans la région de l’Afrique sub‑saharienne et de l’océan Indien (47,2 %). L’évidence de la décentralisation du français s’impose donc, et avec elle le constat de l’existence d’une francophonie plurielle en termes de pratiques, de variétés et de situations de contact.

Ceci n’est, certes, pas une thématique nouvelle, car la variation du français dans le monde intéresse les linguistes depuis maintenant un demi-siècle. En effet, depuis la proposition lancée par Pierre Guiraud en 1967 de mettre en place un centre de recherches consacré à l’étude des différents « parlers français » (Bal 1984), les recherches en sociolinguistique et en linguistique appliquée se développent au-delà des parlers régionaux de France pour se focaliser également sur les pratiques du français se développant dans d’autres parties du monde, en particulier dans les anciennes colonies françaises et belges. Les travaux des linguistes s’orientent autour de plusieurs grands axes, dont l’étude des français endogènes (Manessy & Wald 1984 ; Chaudenson 1992 ; Bavoux & al. 2008), l’appropriation du français dans des situations de contact (Dumont 1986 ; Lüdi & Py 1989 ; De Féral & Gandon 1994), la lexicographie, avec plusieurs dictionnaires des français régionaux (Queffélec 1978 ; Équipe du projet IFA 1980-1982 ; Lafage 2002 ; Poirier 1998), la variation (Walter 1988, 1998 ; Gadet 1989) ou la sociolinguistique urbaine (Bulot 2001 ; Ploog 2002 ; Auzanneau 2006).

Aujourd’hui, néanmoins, la question de la variation peut se poser différemment. L’omniprésence des technologies numériques instaure un autre rapport entre les francophonies multiples, au travers du contact rendu virtuellement possible entre tous les possesseurs d’une connexion Internet. Le français faisant partie des langues les plus employées sur la Toile2, l’on peut s’interroger sur la dynamique qui se déploie entre l’usage d’un français standardisé, sans doute proche de l’usage hexagonal, et la place qu’occupent les variétés non‑hexagonales de français dans la communication numérique. Ces dernières se forgeraient-elles une place dans les interactions intra- ou inter-communautés d’internautes qui en sont des locuteurs quotidiens ? 

Conférences plénières: 

  • Gudrun Ledegen (Université Rennes 2)
  • Anke Grutschus (Université de Bonn)

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